François Djindjian – ALBERT GAUDRY ET ÉDOUART LARTET À SAINT-ACHEUL (1859–1860) : LA PREUVE DE L’ANCIENNETÉ DE L’HOMME ET LA NAISSANCE DE LA PRÉHISTOIRE
En science, il n’y a pas de démonstration sans preuves indiscutables. L’opinion ne compte pas. Ce sont les difficultés qu’ont rencontrées dans la première moitié du XIXe siècle, les pionniers de la préhistoire, dont plusieurs se sont heurtés en France à Georges Cuvier (1769-1832) puis à ses disciples Pierre Flourens (1794-1867) et Élie de Beaumont (1798-1874). La preuve sera apportée par Albert Gaudry (1827-1908) grâce à ses fouilles de contrôle sur le site de Saint-Acheul en 1859 pour vérifier la publication le 26 mai 1859 de l’anglais Prestwich dans les Proceedings of the Royal Society. Sa note sera lue à la séance de l’Académie des Sciences du 3 octobre 1859. À l’invitation d’Albert Gaudry, Édouard Lartet (1801-1871) viendra relever une coupe stratigraphique en 1860, prélude à un intérêt majeur pour la préhistoire. La deuxième preuve sera apportée en 1864 par la découverte dans le grand abri de la Madeleine par Lartet d’un mammouth gravé sur un fragment d’ivoire de défense de mammouth, confirmant la contemporanéité de l’homme avec des espèces disparues.
Reference as:
Djindjian F. 2026. Albert Gaudry et Édouard Lartet à Saint-Acheul (1859–1860) : la preuve de l’ancienneté de l’homme et la naissance de la préhistoire. UISPP Journal 8(1), 69–83. https://doi.org/10.62526/797Q2A